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Présentation du film

Titre françaisMassacre à la tronçonneuse (1974)
Titre originalThe Texas Chain Saw Massacre
Résumé Dans la chaleur de l'été 1973, une radio texane annonce qu'un cimetière a été profané : des cadavres ont été mutilés et mis en scène. Les autres nouvelles ne valent pas mieux : tortures, épidémies, suicides... Bonne ambiance pour une balade entre amis, à bord d'un van, en direction d'une maison d'enfance abandonnée. En route, les jeunes promeneurs prennent un auto-stoppeur fou qui se taillade la main. Puis arrivent à la maison et rencontrent leurs voisins, charmante famille d'anciens bouchers.
ActeursMarilyn Burns, Paul A. Partain, Allen Danziger, William Vail, Teri McMinn, Edwin Neal, Jim Siedow, Gunnar Hansen, John Dugan
Réalisateur(s)TOBE HOOPER
Critique ** Un homme qui danse dans le soleil rougeoyant du petit matin... L'image serait presque fraîche et poétique si l'homme en question n'avait pas... une tronçonneuse à la main et le visage couvert d'un masque de peau humaine grossièrement maquillée. Et s'il n'avait pas, non plus, quelques heures plus tôt, usé de son engin à des fins peu orthodoxes. Mais on chipote. La dernière image de Massacre à la tronçonneuse est une belle image, juste un peu décalée, comme le film dans sa globalité, qui évolue entre effroi, hallucination démente, jubilation gore et humour horrible. Sérieux et rigolard à la fois. Film culte, devenu un classique en son genre, Massacre à la tronçonneuse a connu bien des suites, ersatz et autres remakes. Mais sa sortie, dans les années 1970, n'avait pas été simple. La censure avait frappé aux quatre coins du monde. En France, le film eut une petite sortie en 1974, fut interdit en 1975 pour "incitation à la violence", classé X en 1977 puis ressorti en 1982, plus largement.
En le revoyant quarante ans après sa création, on prend d'abord conscience de son côté fauché et bricolé. Mais efficace. Tourné avec un tout petit budget, ce deuxième long-métrage de Tobe Hooper (après Eggshells en 1969) témoigne d'une certaine ingéniosité en matière de réalisme immersif et nerveux, avec des contre-plongées inquiétantes, des gros plans oppressants, une bande-son irritante (bruits de tronçonneuse et autres sons stridents mixés par le réalisateur lui-même). Les acteurs et la direction d'acteurs laissent à désirer, surtout lors de courses-poursuites improbables et à rallonge. Mais peu importe. L'histoire capte immédiatement. Hooper ne s'embarrasse guère de développements narratifs annexes, n'envisage ni sous-texte ni symbolique particulière. Seule justification de la violence qui se déchaîne à l'écran : la présence, non loin du lieu de l'action, d'un abattoir de bétail qui embauche les gens de la région et en rend fous visiblement quelques-uns... On rentre donc assez vite dans le vif du sujet, un massacre gratuit, qui touche des jeunes gens les uns après les autres. Pure hystérie sanglante. C'est basique mais ça marche. On s'amuse et on s'agace des hurlements permanents. On se délecte de quelques scènes ahurissantes, notamment celles avec le grand-père livide et monstrueusement ridé, plus mort que vivant, ravi de sucer le doigt saignant d'une jeune femme comme un enfant goûterait une sucette...
Tobe Hooper, dans la suite de sa carrière, ne retrouvera jamais pareille inspiration. Et il ne connaîtra qu'un autre gros succès : Poltergeist (1982).

Frédéric Viaux (film vu le 13/02/1995, revu le 07/11/2014 sur grand écran)

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