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Présentation du film

Titre françaisGirl Walks Home Alone at Night (A)
Titre originalA Girl Walks Home Alone at Night
Résumé À Bad City, entre champs de pétrole et charnier à ciel ouvert, un beau jeune homme s'occupe de son père toxico et doit faire face à un dealer qui lui pique sa voiture rutilante pour éponger des dettes. Sur la ville, par ailleurs, plane l'ombre d'une jeune femme au long voile noir et aux dents pointues, qui zigouille les mâles adultes, terrorise les petits garçons, mais reste médusée devant le beau jeune homme, qu'elle épargne avec amour.
ActeursSheila Vand, Arash Marandi, Dominic Rains, Marshall Manesh, Mozhan Marnò, Rome Shadanloo, Milad Eghbali, Reza Sixo Safai
Réalisateur(s)ANA LILY AMIRPOUR
Critique * Après quelques courts, c'est le premier long-métrage d'Ana Lily Amirpour, réalisatrice états-unienne, née de parents iraniens exilés et ayant grandi en Angleterre. Un premier long-métrage que l'on peut voir comme un certain regard sur l'Iran, tout en noirceur sur des horreurs commises dans le pays (le charnier ouvert) et en revendication féministe dans un contexte de domination masculine (l'héroïne s'attaque aux hommes, pas aux femmes). Mais c'est probablement un film moins politique que poétique, un OFNI aux accents fantastiques, romantiques et cinéphiliques, au croisement d'une multitude de genres et de sources d'inspiration : film de vampire, love story, film d'horreur, film noir, film indé US, western (via quelques notes de musique morriconiennes) et autres références à James Dean et à La Fureur de vivre... Voilà qui donne un objet assez surréaliste, emballé dans un noir et blanc magnifiquement éclairé, très graphique, et baigné dans une musique plaisante, bien choisie. On entre donc dans ce film avec une belle curiosité, intrigué (et charmé) par le fond comme par la forme, en suivant les allées et venues, en skate-board, d'une jeune femme vampire peu bavarde, portant pull rayé et grand voile noir qui lui sert de cape (!). Mais l'ensemble s'essouffle malheureusement assez vite, faute d'un scénario consistant. L'inventivité formelle ne parvient pas à cacher longtemps le manque d'idées sur le fond. Le récit se déploie lentement, de façon contemplative, se répète, s'égare en diffusant un petit ennui agréablement soporifique. Ce bel exercice de style arty laisse donc au final une impression un peu vide et vaine. Dommage.
Prix de la révélation Cartier au festival de Deauville 2014.

Frédéric Viaux (film vu le 14/01/2015 sur grand écran)

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