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Présentation du film

Titre françaisFeu follet (Le)
Titre originalLe Feu follet
Résumé Ancien alcoolique, Alain Leroy termine une cure de désintoxication dans une maison de repos versaillaise. Il passe une nuit avec une amie de sa femme (laquelle vit à New York). Puis il s'entretient avec son médecin qui l'invite à partir, maintenant qu'il est guéri. Mais ce dandy marginal n'en a pas fini avec sa crise existentielle. Il craint, en retournant dans le monde, de réveiller ses démons. Rejoignant Paris, il rend visite à quelques connaissances qui ne font qu'accentuer son désespoir...
ActeursMaurice Ronet, Lena Skerla, Jean-Paul Moulinot, Hubert Deschamps, Bernard Tiphaine, Bernard Noël, Jeanne Moreau, Alain Mottet, François Gragnon, Romain Bouteille, Jacques Sereys, Alexandra Stewart, Tony Taffin, Henri Serre
Réalisateur(s)LOUIS MALLE
Critique *** En adaptant le roman éponyme de Drieu La Rochelle (1931), Louis Malle change quelques éléments : l'alcool remplace la drogue en matière d'addiction ; l'actualité des années 1960 affleure ici et là. Mais l'essence du roman est bien transposée : dépression latente, de plus en plus accablante, misanthropie et solitude mélancoliques, sables mouvants d'une réalité médiocre qui engloutit peu à peu tout espoir, tableau sans concession d'une inaptitude à vivre avec soi-même, avec les autres... Le portrait du personnage principal, bourgeois intello plus ou moins oisif, est certes peu aimable, mais il touche profondément par sa noirceur. La composition de Maurice Ronet est mémorable. Louis Malle tourne autour de lui, de son personnage qui titube deux heures durant au bord de l'abîme, avec un mélange de respect trop littéraire (voix off, dialogues très écrits) et de stylisation inspirée. Pour la poétique des gestes et des sons, il se souvient manifestement de son expérience aux côtés de Robert Bresson (dont il fut l'assistant sur le tournage d'Un condamné à mort s'est échappé, 1956). La mise en scène est précise et fluide. Les gros plans sont oppressants. Le noir et blanc fait superbement suinter la tristesse poisseuse du récit. Et les Gymnopédies d'Erik Satie finissent par achever la bête. Lentement. Doucement. Fatalement.
Prix spécial du jury au festival de Venise 1963.
Assistant réalisateur : Volker Schlöndorff.
À voir aussi : Oslo, 31 août, de Joachim Trier (2011), autre adaptation du roman de Drieu La Rochelle.

Frédéric Viaux (film vu le 13/01/1996, revu le 20/07/2015 sur petit écran)

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