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Présentation du film

Titre françaisDheepan
Titre originalDheepan
Résumé Le Sri Lanka. La Guerre civile. Une scène de crémation. Un soldat dépose les armes, plie bagage et rejoint les candidats à la migration. Afin de faciliter les démarches, il s'associe à une femme qu'il ne connaît pas et à une orpheline pour composer une "famille". Destination : la France. Après une période à Paris, les trois migrants sont logés dans une cité de banlieue où Dheepan, le "père", est employé comme gardien. Une cité gangrenée par un trafic de drogue et une insécurité croissante...
ActeursJesuthasan Antonythasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers, Marc Zinga, Franck Falise, Tarik Lamli
Réalisateur(s)JACQUES AUDIARD
Critique * Jacques Audiard a donc reçu la Palme d'or pour son film le moins réussi à ce jour... Le choix du jury cannois (présidé par les frères Coen) demeure étonnant. Est-ce une Palme qui récompense un auteur plus qu'un film ? Une Palme de conscience politique autour d'un thème d'actualité (les migrants) ? Mystère. Le début du récit est pourtant prometteur. En quelques touches, le réalisateur pose un contexte de guerre civile au Sri Lanka et les conditions d'une migration. Puis il développe deux axes intéressants : l'adaptation de trois étrangers en terre inconnue (trois Sri-lankais en banlieue parisienne) et la cohabitation de ces individus au sein d'une famille pas comme les autres, composée de toutes pièces, où chacun joue un rôle. Sans être particulièrement original, ce développement se tient bien sur les deux premiers tiers du film : réalisation maîtrisée en mode "réalisme social" ; bonne direction des acteurs principaux, non professionnels mais très convaincants ; narration prenante, entre évocation d'une intimité de plus en plus douce, sentimentale, et tableau social de plus en plus violent. Le problème, c'est la suite et ce qu'elle sous-tend. De façon discordante, le réalisme social bascule dans un registre de film de genre. La violence se déréalise stylistiquement à mauvais escient et surtout accentue une comparaison pas très heureuse entre la guerre civile au Sri Lanka et le chaos qui règne dans une banlieue parisienne. Comparaison suivie d'une autre, déconcertante de simplisme, entre une France apocalyptique et une Angleterre idyllique, célébrée en un dénouement aux accents célestes. Ces maladresses surprennent de la part d'Audiard et laissent au final une impression mi-figue mi-raisin sur l'ensemble du film, bien lancé, mal abouti.

Frédéric Viaux (film vu le 28/08/2015 sur grand écran)

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