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Présentation du film

Titre françaisSans-Espoir (Les)
Titre originalSzegénylegények
Résumé Autriche-Hongrie, 1869. Pour éviter de futurs soulèvements populaires, dans une société très inégalitaire, l'armée cherche à identifier et à éliminer ceux qui ont participé à l'insurrection de 1848. Et parmi eux : les Sans-Espoir, des "brigands" qui depuis se sont mêlés à la population paysanne. Des dizaines de fermiers sont ainsi rassemblés dans un fortin perdu au milieu des plaines, qui va devenir le théâtre de manipulations politiques et de répressions.
ActeursJános Görbe, Zoltán Latinovits, Tibor Molnár, Gábor Agárdy, András Kozák, Béla Barsi, József Madaras, János Koltai
Réalisateur(s)MIKLÓS JANCSÓ
Critique * Très apprécié dans les festivals d'Europe de l'Ouest et par les critiques dans les années 1965-1975, Miklós Jancsó a ensuite plus ou moins disparu de nos radars. Son nom reste essentiellement associé à un cinéma politique, à un certain regard sur l'histoire de la Hongrie et à des qualités esthétiques. Ses premiers longs-métrages en sont l'illustration, et notamment trois films qui demeurent parmi ses plus connus : Les Sans-Espoir, Silence et Cri, Ah ça ira. Quelques dominantes thématiques : mise en évidence d'une société clivée entre riches et pauvres, bourgeois et paysans, forts et faibles ; auscultation clinique des situations d'oppression, des voies révolutionnaires et des mécanismes de répression. Le scénario des Sans-Espoir nous ramène ainsi au XIXe siècle et relate les manoeuvres de l'armée austro-hongroise, au sein d'un fortin-prison, pour se débarrasser d'ex-révoltés potentiellement encore dangereux : incitations à la délation, provocations, chantages, tortures, exécutions... L'intention de Miklós Jancsó est louable et intéressante. Le propos, implacable et cinglant. Mais il faut bien avouer que le déroulé narratif n'est guère captivant. La succession des scènes de manipulation politique et de violence froide est très répétitive. Le rythme, lent et monocorde. Et l'ensemble, bien sec. Sec car le cinéaste se refuse à tout pathos. Soit. Mais sans émotion exprimée et sans identification de personnages centraux (choix de l'auteur pour cultiver l'idée d'un collectif), le film s'avère peu attachant. On se console avec l'esthétique léchée. Beau noir et blanc signé Tamás Somló (chef op' fétiche de Jancsó durant la première partie de sa carrière), cadrages et mises en scène très graphiques, longs plans-séquences très maîtrisés. Mais il est difficile d'adhérer jusqu'au bout, sans lassitude, à cette austérité narrative...
Parmi les admirateurs du film et du cinéaste : Martin Scorsese.

Frédéric Viaux (film vu le 28/10/2015 sur grand écran)

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