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Présentation du film

Titre françaisCouvent de la bête sacrée (Le)
Titre originalSeijû gakuen
Résumé Jeune femme japonaise aux moeurs libres, Maya quitte la société civile pour entrer dans les ordres. Elle intègre le couvent où sa mère, une nonne, est morte mystérieusement quelques années auparavant. Pour éclaircir les conditions de ce décès, savoir qui est son père, et à l'occasion exercer sa vengeance, la belle orpheline enquête dans ce monde clos qui recèle bien des secrets, entre pratiques sexuelles peu orthodoxes et expertise fine en matière de châtiments corporels...
ActeursYumi Takigawa, Emiko Yamauchi, Yayoi Watanabe, Ryouko Ima, Harumi Tajima, Yuuko Oribe
Réalisateur(s)NORIFUMI SUZUKI
Critique * Une curiosité pour les amateurs de cinéma japonais bis, plus précisément pour les amateurs de films de nonnes ("nunsploitation movies", très en vogue dans les années 1970), où l'on attribue aux bonnes soeurs quelques outrages aux bonnes moeurs. Un genre blasphématoire, érotique et sanglant. Allègrement trash et kitsch. Pour un public averti, donc. Ce Couvent de la bête sacrée (quel titre !) est considéré comme l'un des fleurons du genre. C'est aussi l'un des films les plus connus de Norifumi Suzuki, au sein des studios Toei. Le réalisateur a commencé sa carrière au cinéma en 1965, alignant quelques films de yakuzas et films érotiques de série, avant de s'intéresser, en 1974, aux fantasmes de cloître, avec des nonnes pécheresses, une mère supérieure effarouchée et jalouse, un révérend qui a une conception toute personnelle de la justice divine... Cet univers a manifestement débridé l'inspiration esthétique du réalisateur. Suzuki enchaîne les scènes d'onanisme, de saphisme, de dolorisme, dans des décors soignés et des éclairages très travaillés. Tel un cousin nippon de Dario Argento, il se lâche en caméra subjective, plans renversants, compositions picturales, ralentis stylisés. Le registre horticole lui plaît : amour dans un beau parterre de fleurs, flagellation aux roses... La croisée des genres ne lui fait pas peur : érotisme SM, horreur et burlesque, cultivés avec une même gourmandise lubrique, un je ne sais quoi de ludique et de pathétique, un mauvais goût toujours raffiné, qui rendent le film étonnant. Amusant, aussi, au second degré. Mais évidemment pas léger-léger : répétition lassante de bondieuseries détournées et surenchère de perversions, jeu exacerbé des actrices secondaires, maladresse dans l'introduction d'un discours sur un monde sans Dieu, en usant d'images d'archives de Nagasaki...

Frédéric Viaux (film vu le 25/10/2015 sur petit écran)

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