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Présentation du film

Titre françaisPeter Ibbetson
Titre originalPeter Ibbetson
Résumé Au milieu du XIXe siècle, en France, des familles anglaises vivent dans de belles propriétés de la région parisienne. Un petit garçon et une petite fille, voisins, passent leur temps ensemble, à jouer et à se chamailler. Après la mort de la mère du petit garçon, ils sont séparés et les adieux sont déchirants. Bien des années plus tard, le destin les réunira à nouveau...
ActeursGary Cooper, Ann Harding, John Halliday, Ida Lupino, Douglass Dumbrille, Doris Lloyd, Gilbert Emery
Réalisateur(s)HENRY HATHAWAY
Critique ** Les violons sont de sortie (le film a été nommé pour l'Oscar de la meilleure musique). On va pleurer dans les chaumières. Peter Ibbetson est un pur mélo, une ode à l'amour éternel, par-delà la mort, qui a complètement emballé les surréalistes à l'époque de sa sortie. Dans L'Amour fou, André Breton parle d'un "film prodigieux, triomphe de la pensée surréaliste". On y voit surtout aujourd'hui un lyrisme romantique, qui prend une dimension fantastique sur la fin, à grand renfort d'images ouatées. C'est angélique à souhait. On se laisse emporter ou pas, selon l'humeur. Pour faire passer cette pilule céleste et onirique, pas de meilleur guide, en tout cas, que Gary Cooper, toujours parfait en héros naïf au grand coeur.
Peter Ibbetson est une adaptation d'un roman de George L. Du Maurier (1891, traduit en français par Raymond Queneau). George est le grand-père de Daphné Du Maurier dont l'oeuvre romanesque a beaucoup inspiré Hitchcock (Rebecca, Les Oiseaux, etc.).
Henry Hathaway raconte avoir été amené à tourner Peter Ibbetson de manière curieuse (ce film restera d'ailleurs à part dans sa filmographie qui comprend notamment Les Trois Lanciers du Bengale, Niagara et Le Jardin du diable). "Gary Cooper avait été choisi pour jouer le rôle principal et le metteur en scène devait être Richard Wallace. Il venait de faire un film d'après Barrie avec Katharine Hepburn, The Little Minister, qui était d'une inspiration très romantique. Et moi je devais réaliser An Annapolis Farewell. J'avais déjà fait deux films avec Gary Cooper et quand il a fallu commencer Peter Ibbetson, il a pris peur parce que Richard Wallace était comme une sorte de lutin. Il s'est dit qu'il allait peut-être avoir l'air efféminé et a déclaré : 'Je fais le film si vous prenez Hathaway, parce que je sais qu'il est suffisamment dur pour effacer le côté efféminé du rôle.' Il avait peur de porter ces pantalons et ces chemises à dentelles. Alors ils ont été trouver Wallace pour lui demander de changer de film avec moi et il a répondu : 'D'accord.' De toutes manières, il n'avait pas le choix et le savait. À cette époque il fallait obéir ! Il est parti tourner An Annapolis Farewell et l'avion qui l'emmenait s'est écrasé et presque tout le monde a été tué." (Extrait d'un entretien réalisé par Michel Ciment et Bertrand Tavernier, Positif n° 136, mars 1972, repris par Patrick Brion dans Le Cinéma fantastique)

Frédéric Viaux (film vu le 06/03/2009 sur petit écran)

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