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Présentation du film

Titre françaisYa bon les Blancs
Titre originalCome sono buoni i bianchi
Résumé Alors que la famine sévit au Sahel, un convoi humanitaire européen s'apprête à traverser le désert pour livrer aux populations des spaghettis, de la sauce tomate et du lait concentré... Mais rien ne va sa passer comme prévu.
ActeursMaruschka Detmers, Michele Placido, Juan Diego, Nicoletta Braschi, Michel Piccoli, Jean-François Stévenin, Katoucha, Sotigui Kouyaté, Alex Descas
Réalisateur(s)MARCO FERRERI
Critique ** C'était la fin des années 1980, une période où l'action humanitaire était très médiatisée, où les chanteurs s'unissaient pour récolter des fonds, où les pays riches européens semblaient découvrir la misère dans laquelle ils avaient laissé les pays d'Afrique. Marco Ferreri y est allé de sa satire, politiquement incorrecte. En filmant les mésaventures de ce convoi absurde, il critique d'abord "l'humanitaire spectacle", puis les motivations des uns et des autres. Le personnage de Maruschka Detmers part en Afrique pour fuir ses problèmes et chercher un sens à sa vie. Celui de Michele Placido entreprend ce voyage par désoeuvrement et ne pense qu'à baiser. Le réalisateur stigmatise aussi le désir de se donner bonne conscience, naïvement, loin des réalités du terrain. Autre versant : il croque l'opportunisme de certaines autorités africaines qui savent "accueillir" tous ces gens pleins de bonne volonté. Bref, c'est un grand cirque où tout cafouille, pendant que les enfants continuent à crever de faim.
Par ailleurs, un tableau de la situation africaine se dessine, avec ses faux baroudeurs-vrais profiteurs (Stévenin), ses missionnaires sans illusion (Piccoli). Une Afrique exploitée, où l'on vient chercher des top models (Katoucha) ou des ouvriers (Descas), que l'on renvoie ensuite.
Le ton de la satire est bien particulier : on est moins dans la farce que dans le ridicule pathétique. Comment nourrir les Africains ? L'idée de départ n'est pas celle de la fin. On passe de la dérision à l'ironie cinglante. Entre-temps, se dégage une vision amère, désenchantée. Et ce qui transpire le plus, finalement, c'est l'échec, l'incompréhension.
Les points faibles du film : trop de temps passé sur les divagations sentimentales du personnage de Maruschka Detmers et un faux rythme, qui n'est ni celui de la comédie, ni celui de l'aventure. Un rythme qui a du sens, certes, dans la mesure où les personnages se perdent dans un monde qui leur échappe, mais qui perd aussi un peu le spectateur en cours de route.
Totalement à contre-courant de l'époque, Ya bon les Blancs fut un gros échec commercial à sa sortie.

Frédéric Viaux (film vu le 01/02/2010 sur petit écran)

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