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Présentation du film

Titre françaisEnnemi public (L') (1931)
Titre originalThe Public Enemy
Résumé Chicago, au début du XXe siècle. L'ascension de deux jeunes voyous qui deviennent des caïds de la pègre pendant la Prohibition.
ActeursJames Cagney, Edward Woods, Jean Harlow, Joan Blondell, Donald Cook, Leslie Fenton, Beryl Mercer, Robert O'Connor, Mae Clarke
Réalisateur(s)WILLIAM A. WELLMAN
Critique ** Avec Le Petit César et Scarface, L'Ennemi public compte parmi les trois grands classiques du film de gangsters dans les années 1930. L'histoire n'est pas particulièrement originale, mais elle porte une violence et une cruauté qui détonent pour l'époque. Deux textes, au début et à la fin du film, garantissent la "moralité" de l'oeuvre, justifiant la violence en termes d'utilité publique, afin de montrer le problème du gangstérisme et de marquer les consciences. Il s'agit aussi probablement de se dédouaner vis-à-vis de la censure, comme le rappelle François Guérif dans Le Film noir américain. Il n'en reste pas moins que le réalisateur, William Wellman, avait pour ambition initiale de faire "le film le plus méchant jamais vu"... La scène du pamplemousse en est une belle illustration. Et le style réaliste de l'ensemble a un impact certain. À l'époque, les bagarres étaient à peine simulées et les mitraillettes tiraient de vraies balles. James Cagney campe par ailleurs un dur à cuire très convaincant (lui qui a, paradoxalement, toujours préféré les comédies musicales...). Son personnage d'homme ordinaire, auquel s'identifiait le public populaire, est assez nuancé, tantôt sympathique, tantôt détestable.
Selon Orson Welles : "Cagney est l'homme qui remplit le mieux l'écran de toute l'histoire du cinéma. Cagney, je ne connais aucun acteur de théâtre ni personne qui en fasse autant que lui. Il joue au cinéma comme s'il jouait pour le poulailler dans un théâtre. Plus vrai que la vérité. Il jouait au maximum de ses possibilités, mais il était toujours vrai. Bien sûr, certains acteurs sont excessifs. Être excessif, c'est s'étaler... Cagney, lui, il était net, précis. Mon Dieu, un véritable rayon laser !" (Extrait de Moi, Orson Welles, avec Peter Bogdanovich)

Frédéric Viaux (film vu le 02/08/2008 sur petit écran)

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