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Présentation du film

Titre françaisAîné des Ferchaux (L')
Titre originalL'Aîné des Ferchaux
Résumé Rattrapé par son passé trouble et criminel dans les colonies, le banquier Dieudonné Ferchaux doit faire face à un scandale en France. Avant d'avoir affaire à la justice, il décide de prendre la poudre d'escampette. Il recrute au préalable un "secrétaire", boxeur raté mais opportuniste, peu scrupuleux. Direction les États-Unis.
ActeursJean-Paul Belmondo, Charles Vanel, Todd Martin, E. F. Medard, Michèle Mercier, Stefania Sandrelli, Malvina Silberberg, André Certes, Andrex, Dominique Zardi
Réalisateur(s)JEAN-PIERRE MELVILLE
Critique * La première moitié du film est plutôt convaincante. Jean-Paul Belmondo et Charles Vanel proposent deux beaux numéros d'acteurs, chacun à leur façon, dans des rôles de salauds. Les dialogues claquent bien. Jean-Pierre Melville, adaptant un roman de Georges Simenon, tisse une trame autour du pouvoir de l'argent, de la manipulation et de la trahison. Il filme deux orgueilleux, dont la relation oscille entre fascination et mépris. Le réalisateur explore aussi une certaine mythologie des États-Unis et exploite ses références en matière de road-movie et de film noir. Ne disposant visiblement pas de grands moyens, il n'a pu cependant tourner aux États-Unis, se contentant de quelques prises de vue de New York, de La Nouvelle-Orléans et de paysages typiquement américains. Tout le reste a été tourné... dans le sud de la France. Il y a donc quelques raccords pas très heureux. Mais au-delà de ça, le problème, c'est que la seconde partie du film ne tient pas les promesses de la première. À partir du moment où les personnages arrivent en Louisiane, le rythme et la tension tombent, la cohérence psychologique se délite, le récit s'égare. Melville n'a pas bien réussi, finalement, à cerner ses deux protagonistes principaux, notamment Ferchaux, dont il voulait exprimer l'homosexualité.
Le cinéaste déclarait dans Les Cahiers de la cinémathèque (11 avril 1972) : "L'Aîné des Ferchaux n'a plus rien à voir avec le livre de Simenon. J'ai laissé les noms parce que mon producteur avait payé les droits très cher, mais le film devait s'appeler autrement : Un Jeune Homme honorable. Les livres de Simenon, tout comme ceux de Chase, ne sont pas du tout cinématographiques. Simenon a le génie de l'atmosphère, mais ses histoires se ressemblent. Il en est très conscient lui-même et se moque du cinéma puisque, dit-il, il n'a jamais vu un film tiré d'un de ses livres. Chase travaille avec une loupe et l'annuaire téléphonique, mais chez lui aussi il y a des trucs. De toute façon, L'Aîné des Ferchaux comme Deux Hommes dans Manhattan ne sont pas des films policiers. J'ai fait ces films parce que j'aime l'Amérique."
L'Aîné des Ferchaux marque la troisième et dernière collaboration entre Melville et Belmondo, après Léon Morin, prêtre, et Le Doulos.
Musique : Georges Delerue.

Frédéric Viaux (film vu le 05/09/2011 sur petit écran)

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