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Présentation du film

Titre françaisApollonide (L') - Souvenirs de la maison close
Titre originalL'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Résumé Au crépuscule du XIXe siècle et à l'aube du XXe, les nuits et les jours de quelques prostituées, au sein d'une luxueuse maison close.
ActeursNoémie Lvovsky, Alice Barnole, Céline Sallette, Hafsia Herzi, Jasmine Trinca, Adèle Haenel, Iliana Zabeth, Esther Garrel, Louis-Do de Lencquesaing, Xavier Beauvois, Jacques Nolot, Laurent Lacotte
Réalisateur(s)BERTRAND BONELLO
Critique ** L'Apollonide est un film très singulier : séduisant et dérangeant, poétique et politique, globalement raffiné, mais long et lourd sur la fin. Pas facile à cerner. Mais audacieux et marquant.
C'est le cinquième long-métrage de Bertrand Bonello, nouvelle variation sur l'un de ses thèmes fétiches, la sexualité. Il nous plonge ici dans un bordel de luxe, offrant une chronique fantasmée, doublée d'une rêverie décadente. Pas de grands développements narratifs, mais des fragments de vie, tableaux et portraits, pour évoquer quelques femmes, actrices d'un théâtre de plaisirs et d'illusions. Dans ce quasi-huis clos, le réalisateur capte, sans érotisme, les chuchotements, les froissements d'étoffes, les regards alanguis ; il dit le rythme des jours, la fatigue des corps, la tendresse et la cruauté, les rêves d'amour et les jeux pervers. Il le dit dans un cadre très pictural, où tout est savamment composé : décors, costumes, lumières, poses des acteurs... Ces compositions, Bonello les anime d'un mouvement nonchalamment élégant, caressant, mais traversé de scènes fulgurantes. Et surtout, il parvient à faire sourdre de ce "paradis" artificiel un parfum vénéneux, mortifère, ainsi qu'un spleen profond. Son film navigue au croisement des influences de Sade, Manet, Huysmans, Baudelaire, Freud, The Moody Blues (Nights in White Satin dans la BO !)... C'est original et fort.
Sur le fond, on reste toutefois avec un sentiment trouble face à ce mélange de fascination et de nostalgie de l'époque des maisons closes. Quant à l'épilogue, qui introduit une rupture de l'unité de temps (et de ton), il apparaît comme un message politique aussi plaqué que maladroit.
César 2012 des meilleurs costumes.

Frédéric Viaux (film vu le 05/10/2011 sur grand écran)

Bande-annonce ou extrait


L'Apollonide - Bande-annonce par hautetcourt

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