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Présentation du film

Titre françaisNom de la rose (Le)
Titre originalLe Nom de la rose
Résumé En 1327, dans une abbaye isolée du nord de l'Italie, une rencontre doit avoir lieu entre bénédictins, franciscains et délégation papale, pour débattre sur la pauvreté du Christ. Le moine franciscain Guillaume de Baskerville, accompagné de son novice Adso de Melk, arrive sur place. L'ambiance y est pesante. Un moine est décédé dans des conditions étranges. D'autres morts surviendront. Avant que l'Inquisition n'intervienne, frère Guillaume va mener son enquête.
ActeursSean Connery, Christian Slater, F. Murray Abraham, Michael Lonsdale, Feodor Chaliapin Jr., Ron Perlman, Helmut Qualtinger, Valentina Vargas, Volker Prechtel, William Hickey, Michael Habeck, Elya Baskin, Urs Althaus, Leopoldo Trieste, Vernon Dobtcheff, Andrew Birkin, Lucien Bodard, Kim Rossi Stuart
Réalisateur(s)JEAN-JACQUES ANNAUD
Critique **** Le roman éponyme d'Umberto Eco était présumé impossible à adapter au cinéma. Impossible, en effet, de restituer toute la richesse de son contenu philosophique, théologique, littéraire, linguistique... Les scénaristes du film (Andrew Birkin, Gérard Brach, Howard Franklin et Alain Godard) ont pourtant réussi à produire une version fidèle, évidemment simplifiée, mais remarquable d'intelligence et de qualité dramatique. Si les passages érudits ont été supprimés au profit de l'intrigue policière et de la dimension spectaculaire, la substantifique moelle du chef-d'oeuvre d'Eco a été conservée. Centrée sur la recherche du second tome de la Poétique d'Aristote, l'histoire développée par Jean-Jacques Annaud demeure un hommage à la puissance des livres contre l'obscurantisme, au pouvoir subversif du rire, à la force de la raison. Pour ce qui est de la reconstitution historique, on ne pouvait rêver meilleure mise en images. Le décor de l'abbaye (avec ses coins obscurs et glauques, ses passages secrets, sa bibliothèque labyrinthique...) est inquiétant à souhait ; l'ambiance est mystérieuse et fascinante, entre gothique et fantastique, notamment grâce à un superbe travail sur la lumière. Pour parfaire l'aspect pictural de l'ensemble, les acteurs incarnant les moines ont été choisis pour leur trogne, patibulaire voire monstrueuse. Certains (dont Ron Perlman, Helmut Qualtinger ou Volker Prechtel) semblent tout droit sortis de tableaux de Bruegel ou Bosch. Et pour mener l'enquête, passionnante, pas de meilleur interprète possible que Sean Connery. Il apporte élégance et humour à son personnage de Guillaume de Baskerville, dont le nom est un clin d'oeil aux enquêtes de Sherlock Holmes. On n'oubliera pas non plus de citer Valentina Vargas, "la rose", dont la sensualité sauvage a nourri les rêves érotiques de nombreux adolescents à l'époque de la sortie du film.
Au final, Le Nom de la rose s'impose comme la référence absolue en matière de polar médiéval. Merveille de reconstitution, merveille de suspense, avec background culturel de haut niveau. En brassant avec virtuosité et fluidité les tentations démoniaques ou lubriques, le goût pour l'érudition et la logique, l'expression de la foi, de la superstition, de la raison et de l'amour, le film fait grandement honneur au livre source.
Cette coproduction européenne, tournée principalement en Allemagne, en langue anglaise, a nécessité trois ans de préparation et a obtenu le César du meilleur film étranger en 1987.

Frédéric Viaux (film vu le 27/11/1993, revu le 18/12/2011 sur petit écran)

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Vos avis (1)

De Didier - 06/01/2016
J.-J. Annaud a relevé le défi impossible en adaptant de belle façon le roman foisonnant d'Umberto Eco, avec ce véritable polar médiéval, gothique, envoûtant, à la beauté étrange et au suspense haletant, dans un décor unique d'abbaye mystérieuse. Mais son véritable tour de force est d'avoir réussi à imprimer une ambiance insidieuse, inquiétante et constamment captivante. L'interprétation est internationale et de haut vol, avec un Sean Connery en moine pugnace qui trouve là l'un des meilleurs rôles de sa carrière, le tout jeune Christian Slater qui débutait, l'étonnant Michael Lonsdale, F. Murray Abraham qui, après Amadeus, trouvait un autre rôle fort, si court soit-il, et l'extraordinaire Ron Perlman que le public découvrait dans ce rôle de moine Salvatore difforme et dérangé. Un grand film d'atmosphère. À noter que le décor de l'abbaye est inspiré du château italien de Castel del Monte ; Annaud y fait allusion dans les commentaires passionnants du DVD.

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