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Présentation du film

Titre françaisDe rouille et d'os
Titre originalDe rouille et d'os
Résumé Sans domicile, sans ressource, mais accompagné d'un fils qu'il ne connaît pas, Ali débarque chez sa soeur et son beau-frère, à Antibes. Ancien boxeur, il trouve un job de videur dans une discothèque. C'est là qu'il rencontre Stéphanie, séductrice, provocante. Leurs chemins se croiseront à nouveau quelque temps plus tard, alors que Stéphanie est dans un fauteuil roulant, à la suite d'un accident de travail. Stéphanie était dresseuse d'orques.
ActeursMarion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Corinne Masiero, Jean-Michel Correia, Bouli Lanners, Céline Sallette, Armand Verdure, Mourad Frarema
Réalisateur(s)JACQUES AUDIARD
Critique *** Adaptation très libre d'un recueil de nouvelles de Craig Davidson, Un Goût de rouille et d'os. Jacques Audiard et Thomas Bidegain, les coscénaristes, en ont tiré un récit très chargé sur le plan mélodramatique. Événements tragiques, dépression, histoire d'amour difficile... C'est du lourd. Parfois prévisible. Mais Audiard a su désamorcer cette bombe lacrymogène en adoptant pour sa mise en scène un ton au pathos retenu, à la fois cru et délicat. Il montre sans détour ce qu'est un corps mutilé, mais fait preuve de pudeur dans l'expression des sentiments. Sa direction d'acteurs est impeccable ; les acteurs donnent ici le meilleur d'eux-mêmes. Marion Cotillard est magnifique, d'un naturel émouvant. Matthias Schoenaerts (la révélation de Bullhead) impose une présence physique peu commune, aussi bien dans les scènes de boxe que dans les scènes plus intimes. Tous deux offrent une version moderne et un peu trash de la Belle et la Bête. Dans un second rôle, Corinne Masiero est également très bien. Et puis il y a le style, "une forme cinématographique expressionniste", selon les termes du réalisateur. C'est la concrétisation d'un projet stylistique "où la force des images viendrait servir le mélodrame. Une esthétique tranchée, brutale et contrastée. Celle de la Grande Dépression, celle des films de foire, où l'extraordinaire étrangeté des propositions visuelles sublime la noirceur du réel. Celle d'un monde où Dieu vomit les tièdes". De rouille et d'os est bien un mélo coup de poing, cinglant et saignant, où la douceur jaillit de la brutalité. Autour des thèmes du corps et de l'âme blessés, de la rédemption, Audiard donne une nouvelle illustration de la qualité principale de son cinéma : l'intensité.
La BO, excellente, est signée Alexandre Desplat, compositeur qui accompagne le cinéaste depuis ses débuts.
César 2013 : meilleure adaptation, meilleur espoir masculin (Schoenaerts), meilleure musique originale, meilleur montage.

Frédéric Viaux (film vu le 17/05/2012 sur grand écran)

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