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Présentation du film

Titre françaisBêtes du Sud sauvage (Les)
Titre originalBeasts of the Southern Wild
Résumé Hushpuppy, une gamine de six ans, vit dans un bidonville au coeur du bayou, en Louisiane. Sa mère est partie. Son père, alcoolique, violent, est là sans être là. Malgré les menaces de tempêtes, il refuse, comme d'autres irréductibles, de quitter les lieux. Dans l'imaginaire de la petite, tout se mélange : les inondations ravageant la région sont dues à la fonte des glaces, qui va libérer des animaux préhistoriques... Mais il y a une réalité qu'elle comprend peu à peu : la maladie de son père.
ActeursQuvenzhané Wallis, Dwight Henry, Jonshel Alexander, Marilyn Barbarin, Kaliana Brower, Joseph Brown, Nicholas Clark, Henry D. Coleman, Levy Easterly, Pamela Harper, Lowell Landes, Gina Montana
Réalisateur(s)BENH ZEITLIN
Critique ** C'est le premier long-métrage de Benh Zeitlin, adapté d'une pièce de théâtre de Lucy Alibar. Grand Prix au festival de Sundance, Caméra d'or et prix Fipresci pour la sélection Un certain regard au festival de Cannes, Grand Prix au festival de Deauville, ce film est la petite révélation de l'année 2012. C'est un récit d'enfance (récit initiatique) qui plonge à la fois dans la misère la plus crue et dans un imaginaire naïf, décalé. Réalisme et poésie jaillissent à l'image, captés par la caméra très mobile du réalisateur, dans un style typique du cinéma indé US. Mais nous ne sommes pas pour autant en terrain connu. Benh Zeitlin nous emmène dans un monde chaotique, fait de taules, d'arbres et d'eau, rarement vu à l'écran. Et il y va franchement, avec une énergie qui épouse celle des personnages, marginaux déglingués, alcoolos rebelles. Une énergie qui s'exprime avec une jolie fièvre dans certaines scènes, notamment au début (voir l'affiche du film). Autre qualité du récit : son lyrisme âpre, mélange de rudesse et de tendresse en sourdine. La relation entre père et fille est forte et touchante ; celle entre Hushpuppy et les bêtes du Sud sauvage tient du conte, avec quelque chose qui rappelle la Princesse Mononoké de Miyazaki. Il y a aussi tout un propos, en voix off, sur l'harmonie du monde et l'équilibre de la nature, qui n'est pas sans rappeler le discours de Terrence Malick.
Au final, tout n'est pas parfait dans ce film (des enchaînements moins fluides à la fin, quelques facilités dramatiques, un côté prévisible), mais l'énergie et la poésie qui s'en dégagent emportent l'adhésion. Et l'interprétation de Quvenzhané Wallis, la jeune héroïne, est assez incroyable.

Frédéric Viaux (film vu le 04/06/2012 sur grand écran)

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