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Présentation du film

Titre françaisDeep Blue Sea (The) (2011)
Titre originalThe Deep Blue Sea
Résumé Londres, vers 1950. Hester Collyer, l'épouse d'un magistrat, mène une vie aisée mais atone. Elle étouffe dans une société conventionnelle qui bride sa personnalité. La rencontre de Freddie Page, un pilote de la Royal Air Force, va lui ouvrir de nouveaux horizons. Hester tombe amoureuse, quitte son mari et s'installe avec son amant. Oui mais voilà, ce dernier l'aime moins qu'elle ne l'aime. Et elle en souffre, au point de vouloir se suicider.
ActeursRachel Weisz, Tom Hiddleston, Simon Russell Beale, Ann Mitchell, Barbara Jefford, Harry Hadden-Paton, Karl Johnson, Jolyon Coy, Sarah Kants
Réalisateur(s)TERENCE DAVIES
Critique * C'est un film de commande. À l'origine du projet, il y a la fondation Rattigan, du nom d'un dramaturge anglais en vogue dans les années 1950, détesté par les "jeunes cinéastes en colère" dans les années 1960 et aujourd'hui démodé. La fondation a voulu fêter le centenaire de la naissance de son héros en lançant l'adaptation cinématographique d'une de ses pièces, The Deep Blue Sea, montée pour la première fois en 1952 et déjà adaptée par Anatole Litvak en 1955, avec Vivien Leigh dans le rôle principal. C'est Terence Davies (Distant Voices, The Neon Bible...) qui a été choisi pour prendre les rênes de la réalisation.
Le résultat ressemble à une vieillerie de brocante. C'est un mélo suranné, d'un classicisme poussiéreux et ennuyeux. Cette histoire d'amour malheureux, doublée d'une critique de l'english way of life, d'un débat sur la raison et les sentiments, sur la passion et la morale, on l'a déjà vue mille fois. Le premier quart d'heure du film, qui présente la détresse du personnage féminin et rappelle son passé en flash-back, à grand renfort de violons stridents et d'images ouatées ou tournoyantes, apparaît comme une caricature des mélos d'antan, presque une parodie. Et puis ça se calme un peu. Terence Davies déroule un long fleuve de déchirements et de souffrances, prévisibles, en appuyant bien sur le pathos. Rachel Weisz n'en finit pas de minauder et de retenir ses larmes de façon démonstrative ; Tom Hiddleston s'emporte à outrance. Rien n'émeut ; tout (ou presque) agace. Alors oui, il y a ce soin apporté à la réalisation, à la lumière, aux décors, d'une élégance feutrée. Mais qu'est-ce qu'on en a vraiment à faire ? Quel intérêt y a-t-il aujourd'hui à reprendre ce mélodrame bourgeois d'un autre âge, digne d'un roman à l'eau de rose, sans en transcender la matière ou le style ? Quasiment aucun.

Frédéric Viaux (film vu le 04/07/2012 sur grand écran)

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