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Présentation du film

Titre françaisHoly Motors
Titre originalHoly Motors
Résumé À l'aube, monsieur Oscar quitte sa maison et entre dans sa limousine blanche, conduite par Céline. Au programme de sa journée : une série de rendez-vous aux quatre coins de Paris, des personnages à interpréter, des vies à vivre, jusqu'au bout de la nuit.
ActeursDenis Lavant, Édith Scob, Leos Carax, Zlata, Eva Mendes, Geoffrey Carey, Annabelle Dexter-Jones, Jeanne Disson, Michel Piccoli, Élise Lhomeau, Kylie Minogue, Bertrand Cantat
Réalisateur(s)LEOS CARAX
Critique On est sensible ou pas à ces "visions" fragmentées, exprimées sous forme de saynètes. C'est n'importe quoi pour les uns, sublime pour les autres. Le produit d'un esprit malade ou génial. Pas de tiédeur possible face à cet objet non identifié. La température des lignes qui suivent est plutôt fraîche. Commençons par ce qu'il y a à sauver : la performance caméléonesque de Denis Lavant, la scène énergisante qui fait office d'entracte dans une église avec une ronde de musiciens (parmi lesquels Bertrand Cantat), une certaine élégance à filmer Paris de nuit, les beaux décors de la Samaritaine et la chanson Who Were We, composée par Neil Hannon, interprétée par Kylie Minogue (actrice et chanteuse ici). Pour le reste, Leos Carax doit être le seul à comprendre ce qu'il filme. Holy Motors est une méditation erratique et absconse sur l'art et le cinéma en particulier, les métiers d'acteur et de réalisateur, la réalité et la fiction, la beauté, la vie et la mort... Une méditation relayée par un casting improbable. Voilà un film globalement imbitable pour le commun des mortels, qui semble n'avoir d'autre but que de satisfaire l'ego de son auteur et de donner du grain à moudre aux journalistes de cinéma en mal d'exégèses. Avec son métacinéma, ses références pour happy few, Leos Carax se drape encore dans les habits du poète incompris (à juste titre) et s'enferme prétentieusement dans sa tour d'ivoire, du sommet de laquelle il nous jette quelques métaphores, exaspérantes ou ridicules (les singes à la fin, les voitures qui parlent...). Holy Motors est un parfait exemple de cinéma autiste.
PS : les limousines avaient la cote au festival de Cannes 2012, puisque David Cronenberg en a fait aussi le vecteur de son récit dans Cosmopolis.

Frédéric Viaux (film vu le 10/07/2012 sur grand écran)

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Vos avis (1)

De PCh - 11/07/2012
Partant de la même idée ici exprimée, que les perceptions opposées sont – comme toujours – valables, mais pour ce film particulièrement probables ("C'est n'importe quoi pour les uns, sublime pour les autres. Le produit d'un esprit malade ou génial. Pas de tiédeur possible…"), je me permets de questionner l'accusation d'autisme justement par la spontanéité et l'ampleur des réactions jouissives face à ce film. Et non seulement de la part de "happy few" ou de "journalistes en mal d’exégèses" (d'autres films s'y prêtent davantage ; attendons la sortie, par exemple, de Post Tenebras Lux), mais de gens à qui ce film a parlé, qu'il a touchés, qu'il a émus.

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