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Présentation du film

Titre françaisHistoires extraordinaires (1968) : Toby Dammit
Titre originalHistoires extraordinaires : Toby Dammit - Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable
Résumé Toby Dammit, célèbre acteur anglais, arrive à Rome pour un projet de film, le premier western catholique. Une réception est organisée pour l'occasion. Bien imbibé d'alcools et de drogues, Toby remarque une étrange petite fille et fait le pari de franchir un pont effondré en pilotant une Ferrari.
ActeursTerence Stamp, Salvo Randone, Polidor, Anne Tonietti, Marina Yaru, Milena Vukotic, Antonia Pietrosi
Réalisateur(s)FEDERICO FELLINI
Critique ** Quand on évoque les Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe au cinéma, on songe d'abord au cycle de huit films réalisés par Roger Corman (La Chute de la maison Usher, La Tombe de Ligeia...). En France, le recueil de nouvelles avaient déjà fait l'objet d'une adaptation en 1949 par Jean Faurez. Différents éléments fantastiques, pris à droite et à gauche dans le livre, s'intégraient dans une trame commune. Ici, le parti pris est différent. Trois moyens-métrages, adaptations de trois nouvelles, constituent un film à sketchs, format à la mode dans les années 1960. Premier épisode : Metzengerstein, signé Roger Vadim, avec Jane et Peter fonda. Deuxième épisode : William Wilson, signé Louis Malle, avec Alain Delon et Brigitte Bardot. Troisième épisode : Toby Dammit, signé Federico Fellini, avec Terence Stamp. Le tout forme une curieuse association de réalisateurs et d'acteurs aux registres différents, unis sous la bannière du cinéma fantastique, dans une coproduction franco-italienne un peu kitsch.
Des trois cinéastes, Federico Fellini est celui qui se tire le mieux de l'exercice imposé... en le détournant. Son Toby Dammit est déconcertant, mais plus inspiré que le sketch de Roger Vadim et moins illustratif que celui de Louis Malle. Le réalisateur italien est le seul à mettre un peu de folie et de morbidité dans son histoire. Son parti pris : transposer la nouvelle originale à l'époque moderne. C'est pour lui l'occasion d'évoquer le monde du cinéma, le star-system, les médias... On reconnaît bien sa patte dans la dérision, les scènes surréalistes, quelques choix audacieux (faire d'une petite fille l'incarnation du diable). Ou encore, sur le plan stylistique, dans le traitement de la lumière et des couleurs. Du coup, on est très loin de l'univers de Poe, probablement trop ; l'ensemble n'est pas toujours léger ; mais au moins le sujet est transcendé.
Musique : Nino Rota.

Frédéric Viaux (film vu le 04/12/2001 sur petit écran)

Bande-annonce ou extrait


Toby Dammit / Federico Fellini 1/3 par ESTETTE

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