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Présentation du film

Titre françaisTabou (2012)
Titre originalTabu
Résumé Lisbonne, de nos jours. Le coeur sur la main, Pilar mène une vie entièrement tournée vers les autres. Elle est notamment très proche de sa voisine d'immeuble, Aurora, une vieille dame fantasque, qui vit avec le sentiment d'être persécutée par sa domestique, Santa. À la mort d'Aurora, Pilar et Santa font la connaissance de Ventura, un vieil homme qui va leur raconter son passé et celui de la défunte, au Mozambique, à l'époque coloniale.
ActeursTeresa Madruga, Laura Soveral, Isabel Muñoz Cardoso, Henrique Espírito Santo, Ana Moreira, Carloto Cotta, Manuel Mesquita, Ivo Müller
Réalisateur(s)MIGUEL GOMES
Critique ** Curieux film, scindé en deux parties radicalement différentes. La première, contemporaine, est constituée de petites scènes quotidiennes hétéroclites, où l'on cherche, un peu dérouté, un fil directeur dramatique. L'histoire est plus ou moins centrée sur un personnage, Pilar, dont on ne va plus se soucier après une bonne demi-heure de film. La seconde partie, "historique" et romanesque, se déploie sous la forme d'un très long flash-back, avec un fil directeur chronologique et classique. L'histoire est celle d'Aurora et de Ventura, couple adultère en terre africaine, héros tragiques d'un mélodrame exotique à la Karen Blixen.
Miguel Gomes (dont c'est le troisième long-métrage, après La Gueule que tu mérites et Ce cher mois d'août) aime visiblement jouer avec des codes et des modes de narration différents, emmener le spectateur là où il ne s'y attend pas, jongler avec les tonalités. Il ose et c'est surprenant. Il ose le lyrisme et l'aventure des mélos surannés, tout en les accompagnant d'une dérision en coin, de petits décalages humoristiques. La voix off très littéraire, le choix du noir et blanc, les références à Murnau et aux films d'aventures muets, tout cet univers référentiel classique va de pair avec diverses expérimentations stylistiques (notamment sonores - le flash-back est sans dialogue mais avec des prises de son réelles). Le cinéaste ose également revisiter l'Histoire (le colonialisme, la guerre d'indépendance au Mozambique) à l'aune de sa fiction...
Il y a dans cette liberté d'invention et de création quelque chose d'à la fois plaisant et déconcertant, qui aboutit à un résultat intéressant mais bancal, tenant avant tout de l'exercice de style. Exercice de style qui a incroyablement emballé les critiques...
Prix de la critique internationale au festival de Berlin 2012.

Frédéric Viaux (film vu le 08/12/2012 sur grand écran)

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