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Présentation du film

Titre françaisTête en l'air (La)
Titre originalArrugas
Résumé Ancien directeur de banque, Emilio vit seul chez lui, avec l'aide de son fils et de sa belle-fille. Mais il commence à perdre un peu la tête. Son fils, lassé de s'occuper de son père au détriment de sa vie personnelle, décide de le placer dans une maison de retraite. Emilio va s'habituer tant bien que mal à son nouvel environnement, se lier à quelques pensionnaires, notamment un voisin de chambre tchatcheur et escroc, et gérer l'évolution de sa maladie d'Alzheimer.
ActeursVoix en VO, Tacho González, Álvaro Guevara, Mabel Rivera
Réalisateur(s)IGNACIO FERRERAS
Critique *** Le dessin et l'animation sont plutôt classiques, mais le sujet ne l'est pas. La vieillesse, la déresponsabilisation des enfants face à leurs parents en fin de vie, la solitude, la vie en maison de retraite, la maladie d'Alzheimer, tout cela a été peu traité au cinéma et ne fait évidemment pas partie des sujets de prédilection du cinéma d'animation... Il faut donc saluer l'audace du projet. À l'origine, il y a une BD signée de l'auteur espagnol Paco Roca, qui a été publiée d'abord en France chez Delcourt avant d'être traduite en une dizaine de langues. Beau succès critique et public. C'est un autre Espagnol, Ignacio Ferreras, qui a pris en charge l'adaptation ciné, pour un résultat assez remarquable. Sur le fond : justesse et finesse d'approche d'un sujet délicat, humour (ironie) qui désamorce autant que faire se peut la tristesse des situations. Sur la forme : une vraie subtilité dans l'expression des échappées imaginaires des malades d'Alzheimer, entre subjectivité et objectivité (les premières scènes du film sont excellentes), ou dans la remémoration de leur passé (la "capture" des nuages, les retours à l'enfance...). Les développements autour de la piscine, moins destinée à être utilisée par les pensionnaires (pour la plupart incapables d'en profiter) qu'à séduire leurs enfants-payeurs, ou encore l'évocation du redouté second étage de la maison de retraite, accueillant les patients "perdus", constituent aussi de belles idées, bien exploitées.
Malgré une dernière séquence pas forcément utile (quoique juste), le film s'impose par sa simplicité, sa sensibilité, son intelligence. Heureux mélange de lucidité, d'émotion et de drôlerie, qui capte bien le ressenti ambivalent que l'on peut avoir face à cette maladie déconcertante.
Goya 2012 : meilleur film d'animation et meilleur scénario adapté.
Mention spéciale au festival du film d'animation d'Annecy 2012.

Frédéric Viaux (film vu le 14/01/2013 sur grand écran)

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