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Présentation du film

Titre françaisGrandmaster (The)
Titre originalYut doi jung si
Résumé Entre les années 1930 et l'après-Seconde Guerre mondiale, la vie réelle et fantasmée d'Ip Man, grand maître de kung-fu. Un homme et son art, sur fond de rivalités entre différents ordres et écoles d'arts martiaux. Une histoire personnelle, avec ses drames familiaux et ses amours manquées, qui se conjugue à la grande Histoire (l'occupation de la Chine par les Japonais).
ActeursTony Leung Chiu Wai, Zhang Ziyi, Jin Zhang, Chang Chen, Qingxiang Wang, Song Hye-kyo, Tielong Shang, Zhao Benshan
Réalisateur(s)WONG KAR-WAI
Critique ** Fascination et petite frustration, c'est ce que l'on ressent à la sortie du film. C'est aussi ce que l'on ressent en général face au cinéma de Wong Kar-wai, avec une balance qui penche, selon les films, davantage vers l'admiration ou davantage vers l'exaspération. Ici, c'est tout de même l'admiration qui l'emporte face à une création visuelle qui touche parfois au sublime. Mais on regrette, comme toujours, que le scénario soit le parent pauvre de cet art d'orfèvre. Au demeurant, on a vu pire, c'est-à-dire moins lisible ou plus léger, dans la filmo de Wong : Les Cendres du temps, My Blueberry Nights... Le scénario de The Grandmaster reste intéressant sur le plan thématique (les relations entre maître et disciple, les luttes de pouvoir, les questions d'honneur et de vengeance...), malgré un traitement un peu confus en matière de biopic et d'Histoire. Par exemple, on cerne mal le personnage de La Lame, et l'évocation de la séparation entre Ip Man et sa femme est assez floue. Par ailleurs, certaines pistes auraient pu être davantage développées, comme celle de la rencontre avec le futur Bruce Lee, et surtout celle de l'amour platonique et mélancolique entre Ip Man et le personnage de Gong Er (Zhang Ziyi). D'autant que leur dialogue final, présenté en un simple champ/contrechamp, est certainement la scène la plus émouvante du film. Mais le réalisateur préfère écrire ses scénarios au jour le jour, négligeant la prise de recul et l'ordre du récit, au profit de l'inspiration esthétique. Dommage. Mais quelle inspiration... Entre les génériques de début et de fin (originaux et somptueux), tout n'est que raffinement : décors, costumes, lumière, réalisation... Les chorégraphies de combats, signées du maître en la matière (Woo-Ping Yuen), touchent au plus haut d'une poétique du geste parfait, en relevant des défis toujours plus compliqués : tournage sous la pluie (la scène d'ouverture a nécessité un mois de travail) ou dans des lieux confinés (le Pavillon d'or). Les acteurs sont eux aussi très beaux et parfaits, Tony Leung en tête, pour sa septième collaboration avec Wong : jamais une goutte de sueur, jamais une mèche de travers... La classe. Dans sa mise en valeur d'un âge d'or du kung-fu, fastueux et technique, le cinéaste a donc réussi son coup. En beauté.

Frédéric Viaux (film vu le 19/04/2013 sur grand écran)

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