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Présentation du film

Titre françaisQuand passent les cigognes
Titre originalLetyat zhuravli
Résumé Moscou, 1941. Veronika et Boris s'aiment, mais la guerre les sépare. Boris rejoint l'armée sur le front allemand. Peu de temps après, Veronika voit ses parents périr à la suite d'un bombardement. Elle est recueillie au sein de la famille de Boris, où le cousin de son amant, Mark, se montre très entreprenant à son égard. Sans nouvelle du front, déstabilisée et pressée par Mark, elle finit par céder à ses avances, mais ne cesse de penser à Boris et d'espérer son retour...
ActeursTatiana Samoilova, Alexei Batalov, Vassili Merkouriev, Alexandre Chvorine, Svetlana Kharitonova, Constantin Nikitine, Anna Bodganova, Valentin Zoubkov
Réalisateur(s)MIKHAIL KALATOZOV
Critique ** Cinq ans après la mort de Staline, c'était le dégel en URSS. La preuve avec ce film plus romantique que politique. Le début, axé sur l'amour de jeunesse, les courses folles, les décisions impulsives, fait souffler un vent de liberté. Une liberté qui aurait presque des accents de Nouvelle Vague si elle n'était pas empreinte d'un formalisme, très russe, hérité des grands cinéastes du passé, Vertov, Eisenstein... Le réalisateur Mikhail Kalatozov, qui avait oeuvré jusque-là dans un registre de "service national", de pure propagande, se détache des contraintes idéologiques pour s'adonner à une forme de lyrisme très stylisé, souvent virtuose, à défaut d'être particulièrement sympathique. Quelques scènes superbes : le travelling vertical dans l'escalier, au début, pour suivre la course des amants ; les visions de Boris, au moment où son destin bascule à la guerre ; la porte qui s'ouvre sur un appartement à ciel ouvert, où demeure absurdement une horloge, après le bombardement. La caméra émerveille par sa mobilité, ses virevoltes, ses angles renversants. Et quand elle se fixe, c'est pour obtenir des gros plans d'une belle intensité sur les visages, notamment celui de l'actrice Tatiana Samoilova.
Ce brillant exercice de style mélodramatique a valu au film une Palme d'or en 1958 et un vrai succès public en France (plus de cinq millions d'entrées !). Six ans plus tard, Kalatozov réalisera une oeuvre encore plus impressionnante esthétiquement, mais de nouveau chargée politiquement : Soy Cuba. À voir et à revoir.

Frédéric Viaux (film vu le 09/06/2013 sur petit écran)

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