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Présentation du film

Titre françaisRoom 237
Titre originalRoom 237
Résumé 237, c'est le numéro de la chambre de l'hôtel Overlook où Stanley Kubrick a concentré une bonne part des mystères et des horreurs de son intrigue, dans Shining, l'adaptation du roman de Stephen King. La symbolique de cette chambre et plus largement celle du film ont fait l'objet de nombreuses analyses et théories. En voici quelques-unes parmi les plus étonnantes...
ActeursBill Blakemore, Geoffrey Cocks, Juli Kearns, John Fell Ryan, Jay Weidner, Buffy Visick
Réalisateur(s)RODNEY ASCHER
Critique ** Shining envisagé comme une métaphore de l'extermination des Indiens d'Amérique. Ou comme une évocation de l'Holocauste durant la Seconde Guerre mondiale. Ou encore comme une preuve de la falsification des images des premiers pas de l'homme sur la Lune, scène qui aurait été filmée par Kubrick dans un studio... On n'y avait pas pensé, mais alors pas du tout. Une chose est sûre, on ne verra plus jamais le film comme avant...
Rodney Ascher nous livre une flopée d'interprétations que l'on reçoit avec un mélange de fascination et d'amusement, d'incrédulité et de curiosité. Ce documentaire est une sorte de bazar théorique pour cinéphiles fous, où l'on trouve de tout : de bonnes intuitions intrigantes et des délires complets. Sous nos yeux, en suivant le fil de la pensée d'intervenants qui s'expriment en voix-off, on assiste à un décryptage hallucinant du film, revisité en détail, ou ralenti à l'extrême pour y trouver des images subliminales, parfois même diffusé à l'envers... On se perd dans des dissertations nébuleuses, on s'étonne, on se lasse, on rebondit sur des schémas passionnants (la représentation incohérente de l'espace de l'hôtel, à l'image de la confusion mentale des protagonistes)... Quoi qu'il en soit de la pertinence de ces exégèses, les "shiningophiles" ou plutôt "shiningomanes" ont bien mis en évidence une donnée objective concernant le film : son nombre importants de faux raccords. Connaissant le perfectionnisme du cinéaste, on peut effectivement se dire que certains de ces faux raccords étaient voulus, donc sujets à l'interprétation, comme toute une pléiade de symboles potentiels. Cette interprétation, poussée à l'extrême, devient ici une forme d'appropriation fétichiste. Si bien que la dimension du documentaire finit par dépasser le cadre proprement dit de l'analyse du film pour cerner le "phénomène cinéphile" dans ce qu'il a de plus passionné et obsessionnel. En focalisant exclusivement sur ces théories parfois illuminées, sans confrontation avec les avis de spécialistes reconnus de Kubrick ou de membres de son entourage, Ascher ne parle finalement que du pouvoir fantasmatique du cinéma. C'est unique, réjouissant et aussi vaguement inquiétant...

Frédéric Viaux (film vu le 24/06/2013 sur grand écran)

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