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Présentation du film

Titre françaisGuerre et Amour
Titre originalLove and Death
Résumé Russie. Début du XIXe siècle. Boris Grouchenko se pose mille questions sur le sens de la vie, l'existence de Dieu, l'au-delà. Un questionnement métaphysique qu'il partage avec sa cousine Sonja dont il est amoureux. Mais Sonja n'est guère attirée par son cousin. Elle préfère épouser un marchand de harengs qui ne sent pas très bon. Boris, lui, se trouve enrôlé dans l'armée pour lutter contre Napoléon, malgré des objections pacifistes qui confinent à la lâcheté et une maladresse catastrophique.
ActeursWoody Allen, Diane Keaton, Georges Adet, Henri Czarniak, Féodor Atkine, Harold Gould, Olga Georges-Picot, James Tolkan, Howard Vernon, Jessica Harper
Réalisateur(s)WOODY ALLEN
Critique **** C'est probablement le meilleur des premiers films tournés par Woody Allen, période d'avant Annie Hall, période de comédies débridées, loufoques, absurdes (Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe, Woody et les robots...). Guerre et Amour se distingue par une mise en scène plus soignée. Son scénario est aussi mieux structuré, plus fluide, moins limité à une suite de sketchs. Et Woody développe ici, avec une verve incroyable et sur un rythme fou, ce qui deviendra sa marque de fabrique : l'expression d'une angoisse existentielle et métaphysique, sur un mode comique. Il convoque pour cela différents registres. La parodie (littéraire) : le réalisateur revisite à sa façon, décalée, les romans russes du XIXe. Le titre français du film accentue d'ailleurs le rapprochement avec Guerre et Paix de Tolstoï (la traduction littérale de Love and Death, pour une comédie, n'avait pas dû plaire aux distributeurs français de l'époque). Il est fait référence également aux oeuvres les plus connues de Dostoïevski au cours d'un dialogue irrésistible. Et côté cinéma, les clins d'oeil sont nombreux : à Eisenstein (Le Cuirassé Potemkine), à Bergman (Persona)... Sans oublier les détournements d'archétypes (l'incarnation de la Mort en faucheuse). Autre registre, le slapstick : Woody compose un personnage maladroit et gaffeur dans la meilleure tradition américaine. Un personnage dont le nom est une déclinaison russe de Groucho (Marx), modèle dont le cinéaste-acteur s'inspire pour le comique de geste, le sens de l'absurde, le débit verbal (en moins agressif, plus timide). Et enfin, les recettes du stand-up : les dialogues privilégient des formes courtes et détonantes, où se mêlent humour juif (notamment sur l'argent, les dépenses du quotidien...), autodérision, délires intellos, avec des effets anachroniques savoureux.
Absolument jubilatoire, cette comédie littéraire, philosophico-potache, est l'un des films préférés de Woody Allen au sein de sa filmographie.

Frédéric Viaux (film vu le 16/08/2013 sur petit écran)

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