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Présentation du film

Titre françaisChemins de la haute ville (Les)
Titre originalRoom at the Top
Résumé Joe Lampton quitte sa petite ville natale de Dufton, en Angleterre, pour rejoindre Warnley, une ville plus importante où il a trouvé un job d'employé municipal. D'origine modeste, Joe ne pense qu'à son ascension sociale, à l'argent, aux femmes, et lorgne vers la haute ville, là où réside la haute société. Il joue de ses charmes pour séduire la fille d'un riche industriel, mais s'éprend parallèlement d'une femme plus âgée, mal mariée...
ActeursLaurence Harvey, Simone Signoret, Heather Sears, Donald Wolfit, Donald Houston, Hermione Baddeley, Allan Cuthbertson, Raymond Huntley, John Westbrook, Ambrosine Phillpotts
Réalisateur(s)JACK CLAYTON
Critique ** C'est le premier long-métrage de Jack Clayton, réalisateur anglais un peu oublié, malheureusement, qui a beaucoup puisé son inspiration dans la littérature. On lui doit notamment une superbe adaptation du Tour d'écrou de Henry James (Les Innocents, son chef-d'oeuvre), une version passablement réussie de Gatsby le Magnifique avec Robert Redford, ou encore un film très singulier avec Dirk Bogarde, Chaque soir à neuf heures, adapté d'un livre de Julian Gloag, Our Mother's House. Ces Chemins de la haute ville sont également inspirés d'un roman, signé John Braine. En Angleterre, le film fait figure de classique. En France, il est plus ou moins passé aux oubliettes avec le temps, sauf pour les fans de Simone Signoret, l'actrice ayant obtenu pour sa composition une brochette assez exceptionnelle de prix : Bafta de la meilleure actrice étrangère (1959), Prix d'interprétation féminine à Cannes (1959) et Oscar de la meilleure actrice (1960). C'est vrai qu'elle donne ici une belle mesure de son talent, dans une langue qui n'est pas la sienne, dans un rôle de femme mature, romantique et douloureusement lucide, digne dans ses espoirs et ses désespoirs. Un personnage tragique, campé avec pudeur et rendu infiniment touchant par l'actrice. Mais le film ne vaut pas que pour cette interprétation. C'est aussi un bon drame de l'arrivisme et de la discrimination sociale. Solide et cinglant à défaut d'être très original, le scénario épouse les désirs d'ascension sociale d'un jeune provincial, lancé dans un défi personnel à l'ordre établi, mais dont le cynisme va entrer en conflit avec les sentiments. Le regard du réalisateur n'épargne ni ce jeune prolo arriviste, ni la classe bourgeoise, méprisante et imbue de son pouvoir. La mise en scène est efficace, quoi qu'un peu voyante. Le résultat final laisse une belle impression de noirceur et d'amertume.
Ce film aura une suite : Life at the Top (1965), par Ted Kotcheff, avec le même acteur dans le rôle principal : Laurence Harvey (un peu raide mais intense).

Frédéric Viaux (film vu le 27/01/2013 sur petit écran)

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