QuelquesFilms.com

Présentation du film

Titre françaisCondamné à mort s'est échappé (Un)
Titre originalUn Condamné à mort s'est échappé ou Le Vent souffle où il veut
Résumé En 1943, sous l'Occupation, le lieutenant Fontaine est arrêté par les Allemands et condamné à mort. Incarcéré au fort de Montluc où doit être appliquée la sentence, ce résistant va tout faire pour s'évader...
ActeursFrançois Leterrier, Charles Le Clainche, Maurice Beerblock, Roland Monod, Jacques Ertaud, Jean-Paul Delhumeau, Roger Treherne, Jean-Philippe Delamarre, Jacques Oerlemans, Klaus Detlef Grevenhorst
Réalisateur(s)ROBERT BRESSON
Critique ** Inspiré d'une histoire vraie (celle d'André Devigny), ce film constitue le premier succès public de Robert Bresson. Il marque aussi une étape importante dans l'évolution du style du cinéaste. Une évolution qui a déjà été amorcée dans sa précédente réalisation, Le Journal d'un curé de campagne, et qui sera confirmée dans la suivante, Pickpocket. Bresson s'éloigne de l'esthétique dominante de l'après-guerre (dialogues littéraires, musique lyrique, éclairages très travaillés... comme on pouvait en trouver dans Les Anges du péché ou Les Dames du bois de Boulogne, ses deux premiers long-métrages) pour aller vers plus de dépouillement, d'ascèse. La voix off est encore présente, les dialogues sont très écrits, mais le réalisateur commence à cultiver une atonalité qu'il accentuera par la suite. L'accompagnement musical est par ailleurs limité (quelques notes de Mozart). Et surtout, Bresson épure sa mise en scène, focalise sur des gestes et des sons (d'une importance capitale pour le héros du film) avec une précision extrême qui aboutira à une forme d'abstraction dans Pickpocket. Le résultat est sec mais intense. Le suspense fonctionne, malgré un titre qui donne l'issue du drame... Se dégage de ce récit une authenticité sans fard, une austérité qui traduit peut-être à la fois un désir de neutralité factuelle (comme en témoigne le titre) et une inspiration religieuse (le sous-titre, "Le Vent souffle où il veut", est une citation de l'Évangile selon saint Jean). Certains ont vu dans ce film de Bresson, cinéaste chrétien janséniste, une métaphore de la grâce. Sur un plan cinématographique, c'était pour Truffaut, en 1956, "le film le plus décisif de ces dix dernières années".
Prix de la mise en scène au festival de Cannes 1957.

Frédéric Viaux (film vu le 30/03/2008 sur petit écran)

Bande-annonce ou extrait

Laissez votre commentaire sur ce film

Votre avis sera publié après soumission à modération.

Nom ou pseudo : (*)
Email :
Votre avis :
(*)
Il vous reste caractères
Code de sécurité :
lettrelettrelettrelettre
(*)
(*) Zones obligatoires